Section des sourds et malentendants socialistes

Regroupons nous pour faire entendre notre "voix" !

23 février 2008

La politique ?

Venez débattre au M'Café Signes Thème du mois : La politique ? Café-débat en Langue des Signes Française Vendredi 7 mars 2008 Venez à partir de 19h30 pour commander votre boisson et bavarder Les débats démarrent à 20h30 Ou ? Brasserie Le Dôme Angle Av.Clémenceau - Bd Gambetta, Place St Denis- Montpellier Entrée libre, une consommation minimum Organisé par Geny, Hugues et Christine Renseignements : cafedessignes@yahoo.fr

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20 février 2008

Marie Arena (PS) invite Emmanuelle Laborit.

  Marie Arena (PS) invite Emmanuelle Laborit.

                                                                                                                      

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Handicap, création, intégration

 

Nous avons le plaisir de vous inviter au

 

Midi de l'Egalité

 

ce jeudi 28 février 08 de 12h30 à 14h15

 

Présidence du Gouvernement de la Communauté française

       

Place Surlet de Chokier, 15-17 - 1000 Bruxelles - Salle Voltaire

   

Marie Arena, Ministre-Présidente de la Communauté française, invite Emmanuelle Laborit,
comédienne et écrivain française.

 

 

Emmanuelle Laborit naît sourde. Elle est la petite-fille du scientifique Henri Laborit. Dès son adolescence, dans une école spécialisée pour enfants sourds où on l'oblige à oraliser, elle commence son combat pour faire autoriser et reconnaître la langue des signes, qu'elle a découverte à l'âge de 7 ans.

 

 

En 1993, la jeune comédienne reçoit le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans « Les Enfants du silence ». Elle a, depuis, partagé son parcours entre théâtre et cinéma. Au cinéma, elle a notamment joué dans « Un air si pur » en 1997, « Marie-Line » en 1997, « 11'09'01 » ou encore « Amour secret ». Sur scène, elle incarne l'Antigone de Sophocle au festival d'Avignon, en 1996. Dans son récit autobiographique « Le cri de la mouette », elle raconte d'où lui vient ce surnom : des cris qu'elle poussait, enfant, que ses parents comparaient à des cris d'oiseaux de mer.

 

 

Elle dirige depuis 2003 l'International Visual Theatre, concomitamment maison d'édition, centre d'enseignement de la langue des signes (800 personnes y étudient) et théâtre. Objectif affiché du lieu, géré par une équipe de 20 permanents : ne pas être un ghetto mené par des sourds pour des sourds, mais mêler les publics. « Etre vivant, ouvert et mixte », clame Emmanuelle Laborit, militante inlassable.

 

 

Emmanuelle Laborit et Marie Arena réfléchiront ensemble aux questions suivantes :

 

- La culture partagée comme moyen d'intégration

 

- L'excellence et le handicap

 

- Quelle place pour l'enfant à besoins spécifiques dans notre enseignement ?

 

- L'école d'aujourd'hui : frein ou facteur d'intégration ?

 

- Comment démystifier le handicap ?

 

- La Communauté française, un exemple à suivre ? 

 

 

Le débat sera animé par monsieur Jean-Louis Colinet, directeur du Théâtre National

 

 

Une initiative de la Ministre-Présidente de la Communauté française (www.arena.cfwb.be)

 

en collaboration avec Art en marge (www.artenmarge.be),

 

la Fédération francophone des sourds de Belgique (www.ffsb.be),

 

 

l'Association socialiste de la personne handicapée (www.asph.be) et Altéo (www.alteoasbl.be), le Créahm-Bruxelles (www.creahm.be),

 

 

 

Renseignements : pierre.verbeeren@cfwb.be - entrée gratuit et libre - interprétation en langue des signes - accès pour personnes voiturées - parking accessible sur demande à cedric.dileo@cfwb.be

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04 février 2008

Municipales : les propositions socialistes en faveur du handicap

Le vote de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées» du 11 février 2005 a montré qu’en dépit des annonces prometteuses sur l’égalité des chances, il reste fort à faire pour un accès effectif à la citoyenneté des personnes handicapées. À quelques semaines seulement des élections municipales, les élus socialistes annoncent leurs intentions.

La mairie est une maison commune où chacun doit pourvoir être accueilli, informé, orienté.

  • Plusieurs priorités figurent donc à l’ordre du jour : Un accueil spécifique doit être réservé aux personnes handicapées, en mettant l’accent sur la formation du personnel d’accueil ;
  • La diffusion d’informations utiles - guides, articles, affichages, réunions - doit être assurée ;
  • Une action de sensibilisation et de formation des personnels communaux aux différents types de handicaps doit également être menée.

Concertation :

  • L’exécutif municipal doit engager un partenariat avec les associations représentatives, les collectivités publiques – le département, en particulier -, et les organismes spécialisés, au sein d’un collectif
  • Chaque commune doit veiller à la création d’une commission « handicap », sous l’autorité d’un adjoint au maire, afin ’intégrer le handicap aux préoccupations locales ;
  • Des assises post-électorales permettront de lister les besoins, en prenant en considération toutes les formes de handicap, en élaborant un diagnostic et en dégageant les principaux axes de travail dans les domaines touchant au handicap.

Accessibilité :

  • Tout établissement ou infrastructure digne de ce nom se doit de respecter la réglementation en matière d’accessibilité.
    Ce qui transite par l’aménagement des lieux publics, des aires de stationnement, de l’espace communal et des transports en ommun, afin d’assurer la libre circulation des personnes : voiries, cheminements, éclairages, feux sonores, aménagements pour piétons, pistes cyclables…;
  • Les constructions et autres réhabilitations doivent favoriser l’accessibilité et la mobilité des personnes handicapées ;
  • Il convient d’anticiper sur les principes de la loi du 11 février 2005 pour ce qui relève des lieux ouverts au public, en incitant notamment les magasins à développer l’accessibilité ;
  • La délivrance des permis de construire doit être conditionnée au principe d’accessibilité, sans dérogation possible ;
  • L’équipe municipale s’engage à un recensement annuel des logements accessibles ou adaptés, en concertation avec les organismes concernés ;
  • Ce même exécutif doit impulser, auprès des organismes dépendants (SEM, HLM), l’obligation d’aménagement des logements existants ;
  • L’attribution d’habitats sociaux aux personnes handicapées est prioritaire, en partenariat avec la Région, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

L’accompagnement social pour l’autonomie :

  • Soutenir les démarches propices à l’accompagnement des personnes handicapées à domicile sous forme d’aides énagères, de services de portage, de livraisons de repas, de services de téléassistance, de visites systématiques des assistantes sociales… ;
  • L’implication des Centres communaux d’action sociale (CCAS) est essentielle pour une véritable autonomie de la personne handicapée ;
  • La loi de 2005 ne prévoit pas, et c’est une rupture dans la chaîne de prise en charge, de dispositions relatives à l’accueil des enfants handicapés de 0 à 3 ans en structures collectives (crèches). Il faut donc compléter la loi sur ce point et instaurer un droit d’accès à un mode de garde dans le cadre d’un service public de la petite enfance à créer.
  • L’autonomie passe aussi par l’emploi : en élargissant les capacités d’accueil, d’orientation et d’accompagnement des structures d’insertion professionnelle, en privilégiant les actions de formation et en renforçant le partenariat avec les entreprises locales pour favoriser le recrutement de personnes handicapées.
  • L’autonomie repose, enfin, sur l’accès à la culture et au sport. Raison pour laquelle il faut développer l’organisation d’activités et d’animations adaptées : collections de livres en braille et de bandes sonores.

B.T.

Cet article a été publié le Jeudi 10 janvier 2008 dans l'hebdo des Socialistes

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23 novembre 2007

Politique, handicap et discriminations

Élisabeth Auerbacher
Secrétaire nationale adjointe du Parti socialiste, chargée du Handicap


RESUME — La politique signifie au sens étymologique la « vie de la cité ». Ne pas pouvoir accéder à cette vie de la cité constitue une discrimination. Aborder le problème du handicap revient à examiner la discrimination subie par les personnes handicapées. Quels types de discrimination subissent-elles ?

La politique signifie au sens étymologique la « vie de la cité ». Ne pas pouvoir accéder à cette vie de la cité constitue une discrimination. Aborder le problème du handicap revient à examiner la discrimination subie par les personnes handicapées. Quels types de discrimination subissent-elles ?


La politique signifie au sens étymologique la « vie de la cité ». Ne pas pouvoir accéder à cette vie de la cité constitue une discrimination. Aborder le problème du handicap revient à examiner la discrimination subie par les personnes handicapées. Quels types de discrimination subissent-elles ?

La discrimination à l’école

La loi ne garantit pas la reconnaissance du droit à la scolarité. Cette scolarisation ne doit pas être une simple inscription administrative, ni dépendre de techniciens médicaux ou paramédicaux, comme le prévoit le décret 2005.752 du 30 décembre 2005, qui confie à l’équipe pluridisciplinaire le projet personnalisé de scolarisation. De plus, cette loi préconise le remplacement par l’école de l’éducation en milieu spécialisé dont on connaît les effets dévastateurs de par l’absence de formation qualifiante des enfants.

Le handicap impose un nécessaire accompagnement de l’enfant ; or, la pénurie existe, ce qui interdit à ces enfants de poursuivre des études et de les mener à bien. Il ne faut donc pas s’étonner de la faible proportion d'étudiants handicapés assurant des études universitaires puisque, dès la plus petite enfance, les enfants handicapés sont largement exclus de toute scolarité normale. Même les clis, où l’on concentre tous les enfants « à problème », parmi lesquels figure le handicap moteur, ne prévoient pas de passerelles.

Discrimination à l’accès à la formation

Les personnes handicapées ne bénéficient pas d'une réelle formation et encore moins d'une formation tout au long de la vie.

Quand, exceptionnellement, cette formation existe, elle ne forme qu’en fonction des métiers subalternes ou obsolètes. Toute une population se retrouve ainsi sans la possibilité de pouvoir bénéficier des avantages du contrat de transition professionnelle, du congé de reclassement ou de la convention de reclassement personnalisé.

De plus, ces populations sont en dehors du travail ou exclues de celui-ci, quand elles désirent se former à nouveau dans d'autres secteurs. Ce sont ainsi des personnes handi- capées qui, pour des raisons de santé, au début de leur vie, n’ont pu se former, puis se stabilisent ensuite dans des structures « protégées ». Elles ne deviennent aptes au travail en milieu ordinaire qu’à la condition de disposer d'une formation tout au long de la vie et d'une sécurisation du parcours. Cette logique reste encore exceptionnelle car elle ne touche qu’une minorité de citoyens ; elle correspondra pourtant de plus en plus à la norme.

Discrimination à l’emploi

Le plafond de verre s’applique aux personnes handicapées. Les décideurs politiques et chefs d'entreprise prônent le cv anonyme du fait de cette discrimination au faciès, aux territoires, aux noms ; ils n’ont pas le même discours à l’égard des personnes handicapées. La loi du 11 février 2005 a fortement relevé le niveau des amendes en cas de non-respect de l’obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés ; seules les entreprises employant plus de 20 salariés y sont assujetties ; en outre, les entreprises peuvent contourner cette obligation en intégrant la sous-traitance concédée aux essat (anciens cat) et entreprises adaptées (anciens ateliers protégés).

Quand une semaine sur l’emploi des personnes handicapées est organisée, on insiste souvent sur le travail en centres d'aide par le travail (devenus esat), en oubliant sciemment que ces travailleurs n’y bénéficient pas du Code du travail, alors que comme tous les autres travailleurs, ils travaillent et produisent. En tout état de cause, les entreprises préfèrent payer plutôt que d'embaucher les personnes handicapées.

Discrimination dans l’exercice des libertés publiques

Les personnes handicapées ne peuvent pas exercer les libertés publiques dont bénéficient les autres citoyens. Il faut évoquer la discrimination sur la liberté d'aller et venir, faute d'accessibilité aux transports, dans la ville, dans les services publics. Les difficultés d'accès à la culture existent également.

Beaucoup de personnes sont sous tutelle, ce qui les exclut de nombre de droits civiques et civils. Les personnes handicapées qui n’ont aucune autonomie ne choisissent pas leur mode de vie.

Cette discrimination est patente, comme le prouve la répartition des réclamations par critères de discrimination auprès de la halde : 39,6 % ont pour origine le handicap et 13,9 % la santé.

Discrimination dans la représentativité

Quand un observateur évoque la présence d'une personne handicapée dans un milieu de militants ou dans la sphère politique, il s’agit d'« une vieille dame impotente dans une chaise roulante ». En aucun cas, cette personne n’est traitée en acteur ou actrice politique. Dès que l’on est handicapé dans un fauteuil roulant, on est souvent perçu comme un objet.

Pourquoi des personnes handicapées ne pourraient-elles pas être des interlocuteurs responsables comme les autres ? Pourquoi une femme en fauteuil roulant ne pourrait-elle pas être une véritable actrice politique ?

Présenter une personne politique s’entretenant avec une militante dans un fauteuil roulant comme quelqu’un qui procède à une attitude charitable témoigne d'une handiphobie certaine. Il y a lieu de considérer les personnes handicapées comme des acteurs à part entière de la vie publique, y compris dans leur capacité à accéder à des fonctions électives.

Discrimination par le regard

Les personnes handicapées doivent être entendues. Leur parole existe. Une personne handicapée qui s’engage dans un parti politique doit pouvoir s’exprimer sur d'autres sujets que le handicap. Elle ne saurait être un alibi ou un élément du décor. Une partie de la jeune génération française a des parents nés au-delà des mers (Maghreb, Afrique …) Celle-ci revendique à juste titre sa place dans la société, dans l’emploi, dans la représentation politique ; cette revendication renvoie à la prise en compte nécessaire de la diversité. Aujourd’hui cette jeune génération subit le racisme et l’exclusion ; des personnes handicapées, par définition différentes, subissent cette même exclusion, cette même forme de racisme.

Toute initiative politique d'envergure suppose une prise en compte des questions de handicap, questions qui relèvent plus que jamais d'une dimension transversale.

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15 juin 2007

Non à la TVA Sociale !


Ségolène Royal a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy avait fait "marche arrière" sur la TVA mais d'une manière "provisoire", en attendant de disposer d'une "majorité massive" à l'Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy "s'est rendu compte que les Français ne suivaient pas. Il est obligé de faire marche arrière mais je crois que ce n'est que provisoire", a-t-elle déclaré lors d'un déplacement à Gonesse (Val d'Oise).

Selon Mme Royal, "vu l'état d'endettement du pays, (le chef de l'Etat) attend d'avoir une majorité massive pour faire cette augmentation" de la TVA.

Ce "recul" est "une bonne nouvelle pour les Français", a-t-elle ajouté un petit peu plus tard, en soulignant que "c'est grâce à la gauche, qui a tiré la sonnette d'alarme sur la réalité de cette TVA sociale".

"La vérité a pu être dite parce qu'on est dans le cadre de la campagne. Cela prouve qu'il faut envoyer des députés nombreux qui pourront, chaque fois que le pouvoir en place aura l'intention de prendre des décisions, exiger la vérité des faits et mesurer l'impact des décisions sur le pouvoir d'achat et le chômage qui sont les deux préoccupations prioritaires des Français", a-t-elle fait valoir.

Alors que l'idée d'une "TVA sociale" (transfert d'une partie des charges sociales patronales sur la TVA), est devenue l'une des principales polémiques de la campagne législative, le président Sarkozy a déclaré jeudi qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français".

Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, a répondu à François Fillon en disant que la TVA sociale était " une idée simple mais injuste ".

" La TVA sociale remplace les cotisations des employeurs, donc c'est une TVA patronale ", a estimé Dominique Strauss-Kahn sur LCI.

En meeting à Bordeaux, Laurent Fabius a prédit que cela reviendrait à " travailler plus pour payer plus ".

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12 mai 2007

DOCUMENT PROGRAMMATIQUE DU PARTI SOCIALISTE/ CONCERNANT LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP :

Le projet du Parti Socialiste, en ce qui concerne les personnes handicapées, est un résumé de la motion votée au Mans.

Les difficultés des personnes handicapées à trouver leur juste place dans la société ne sont pas tolérables.
La France ne peut pas être fière de la situation actuelle, et la droite s'est contentée d'une loi alibi.
La motion du Congrès a voté, au Mans, un chapitre consacré aux personnes handicapées.
Le vote de la loi du 11 février 2005 a montré que, malgré les annonces prometteuses sur l'égalité des chances, il reste fort à faire pour un accès effectif à la citoyenneté des personnes handicapées.
Celle-ci repose sur le principe de non-discrimination (reconnu par l'article 13 du traité d'Amsterdam) et, sur le droit réel à compensation du handicap, relevant de l'obligation nationale.

1/ L' EDUCATION
*La première priorité est l'intégration scolaire : la règle doit être l'intégration en milieu ordinaire, les structures spécialisées l'exception, lorsque le handicap ne la rend réellement pas possible.
*Cette scolarisation ne doit pas être une simple inscription administrative, ni dépendre de techniciens médicaux ou para médicaux, comme le prévoit le décret 2005- 752 du 30 décembre 2005, confiant à l'équipe pluridisciplinaire le projet personnalisé de scolarisation. Il y a nécessité de déterminer clairement le handicap mental/ moteur/ sensoriel/ à quel degré/ les capacités physiques de l'enfant, ce qui peut-être réalisé par la Commission Pluridisciplinaire avant son arrivée à l'école. Il faut prévoir un accueil VIP en garantissant partout selon le handicap identifié, des conditions d'intégration spécifique, avec un cahier des charges et des moyens adéquats en personnels, locaux et transports.
*Les CLIS ne doivent pas être des classes parking, sans perspective, au contraire doivent être des passerelles.
* Un contrat entre famille et école, en aval de la venue de la personnes handicapée quel que soit le lieu d'acceuil doit également être instauré.
* Il sera garanti au jeune handicapé et à sa famille que la classe où il sera accueilli ne comprendra pas plus de 28 élèves, qu'il bénéficiera d'un suivi personnel et personnalisé, en plus de l'appui logistique d'un auxiliaire de vie (AVS).
* Il sera garanti au jeune handicapé un suivi psychologique avec un lieu d'écoute permettant au jeune handicapé de s'exprimer librement sur son vécu et d'accompagner son projet de vie.
* Réhabiliter le plan 'Handiscol' (de Ségolène Royal) en le rendant plus contraignant.
*La formation tout au long de la vie des personnes handicapées doit être prise en compte comme pour les autres citoyens sachant que les personnes handicapées sont souvent les moins qualifiées.
* Afin d'éviter à des personnes handicapées de ne trouver que du travail en ESSAT ou Entreprises adaptées ou passant une vie sans emploi, la formation doit être de qualité avec des contrats d'objectifs entre Région et Organismes de formation, avec une formation de qualité tout au long de la vie.
*Adéquation des formations, sachant que les formations dépendent des Régions. Formation des GRETA et AFPA, avec développement des VAE, afin de valoriser les différents acquis professionnels des personnes handicapées.
} Une part des subventions que le Ministère de la Culture consacre aux créations pourrait être réservée aux projets mettant en oeuvre un meilleur accès des personnes sourdes à la culture, ainsi qu'à ceux qui sont portés par les sourds.
} Formation du personnel encadrant. Lorsqu'il s'agit de l'utilisation d'un interprète LSF, pour des besoins strictement privés, nécessité de l'extension du champ d'application du chèque emploi-service.

2/ LE DROIT A COMPENSATION DU HANDICAP
Dans le cadre d'un projet ambitieux, la personne handicapée doit avoir la possibilité d'être incluse dans la société avec des moyens adaptés.
Le Parti Socialiste réaffirme son attachement sans réserve à un droit à compensation du handicap, droit qu'il considère fondamental et incontournable, pour tendre vers l'égalité des chances, la non-discrimination et la pleine citoyenneté des personnes handicapées.
Relevant de l'obligation nationale et versée par l'Etat, la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) doit couvrir, effectivement, les aides indispensables de la vie quotidienne (non les actes essentiels de la vie, comme le prévoit la loi), les aménagements nécessaires (logement), les équipements (aides techniques, animalières...) selon le projet de vie décidée par la personne handicapée ou par sa famille, en concertation avec l'équipe pluridisciplinaire prévue par la loi et non décidée par cette dernière.
Son financement de la PCH, assuré par l'Etat via la CNSA, confère à cette prestation les mêmes caractéristiques (accès-récupération) que les autres allocations (allocations familiales). Les conditions de ressources ne peuvent pas être avancées pour en réduire l'accès, .
L'ACTP n'a plus été récupérable (fin année 1990 et après procès fait à une famille). Néanmoins elle a toujours fait l'objet d'une vérification annuelle de son utilisation (excepté pour les aveugles = sans raison valable - exception discrimination, arrachée par leur association dans lesquelles les personnes sont plus actives).

}Etant donné que la PCH ne doit pas alourdir le budget des Conseils Généraux, alourdissement renvoyant le Handicap vers la charité, il est essentiel de trouver une forme de financement, d'autant que la journée travaillée mais non payée devra être supprimée. En effet, la journée fériée, travaillée, non seulement, pénalise les salariés, mais encore, est contraire aux aspirations des personnes handicapées. Le don d'une journée n'est qu'une forme de quête généralisée, excluant les personnes handicapées, contraire aux aspirations des personnes handicapées.
* Valorisation du métier des aidants avec une véritable formation. Professions avec une formation théorique et pratique, et des diplômes.
* Valoriser les évolutions possibles : passage possible d'aide ménagère à aide soignante...
* Vis à vis des personnes handicapées vieillissantes, il faut une concertation avec les responsables de maison de retraite pour que les maisons normales aient des quartiers spécifiques dans les maisons de retraite (sauf si tout le bâtiment est construit dans les normes handicap, ce qui devrait être la règle !)

3/ LES RESSOURCES
Pour que la personne handicapée puisse avoir un réel projet de vie, elle doit pouvoir disposer de moyens financiers décents.
Les revenus comprennent les revenus du travail (rémunérations et salaires, les allocations, les aides légales et extra-légales).
Actuellement et malgré les nouvelles dispositions législatives, les personnes handicapées vivent souvent dans la misère, sont fréquemment des travailleurs au rabais, quand elles ne sont pas au chômage.
Les personnes handicapées sont les seules personnes qui tout en travaillant, en produisant, ne touchent pas de salaire, ne bénéficient pas du Code du Travail, le tout en toute légalité. C'est le cas des personnes handicapées travaillant en ESSAT et produisant.

-Les allocations :
*AAH : l'objectif de parité à terme entre SMIC et AAH .
*La garantie de ressources : supprimer la limite de 5% de possibilité du travail pour obtenir la garantie de ressources. En effet, compte tenu de cette limite actuelle de 5%, les travailleurs en CAT n'ont pas accès à la garantie de ressources.
-Les revenus du travail :
*Si la nouvelle loi a supprimé le dégrèvement pour les salariés reconnus comme travailleurs handicapés, il est essentiel de sortir les personnes handicapées de secteurs où ils ne reçoivent pas de salaire alors qu'ils participent à la production.
}même si la loi du 11 février 2005 a fortement augmenté les amendes (contributions) lors du non respect de l'obligation d'emploi de 6 % des travailleurs handicapés.
}seules les entreprises employant 20 salariés sont assujetties
}les entreprises peuvent se défausser de cette obligation en intégrant le travail concédé aux ESSAT (anciens CAT) et Entreprises Adaptées (anciens ateliers protégés).
}les entreprises préfèrent payer plutôt que d'embaucher les personnes handicapées.

-Les ESSAT :
Nécessité de faire un audit des ESSAT afin de :
* Répertorier les ESSAT de production et les distinguer de ceux de non production.
* Recenser les personnes handicapées et de voir celles qui peuvent travailler hors ESSAT.
* Connaître ainsi l'exacte situation avant de créer toutes nouvelles places.
Pour les ESSAT de production : application de droit du travail et absence de dégrèvement de l'allocation selon le taux de rémunération.
Si, au vu de l'audit, des places sont à créer, elles ne pourront l'être que dans des ESSAT sans production.
Concernant l'orientation et si le handicap nécessite une place dans ce type d'établissement, celle-ci doit s'effectuer vers des ESSAT non productifs, ceux-ci relevant toutefois, à notre sens, de l'exception.
Etablir un contrôle précis de l'évaluation obligatoire de tous les centres et de leurs services accueillant des personnes handicapées, en ce qui concerne les activités occupationnelles, d'éducation, de loisirs, de réadaptation, loi qui a été détournée de son contenu par le gouvernement de droite, puisque à présent, seules les personnes handicapées sont évaluées, et non pas les activités des centres, en qualité et en quantité.

-Les Entreprises Adaptées :
* Suppression du principe de l'embauche de 20 % de personnes non handicapées.
* Les entreprises ordinaires et la fonction publique : suppression de la prise en compte des personnes en milieu protégé pour le calcul de l'obligation de 6 %

4/ ACCESSIBILITE
La ville, les services publics, les logements, tout équipement public, les transports doivent être accessible, car une ville est solidaire quand elle est accessible aux personnes handicapées.

L'apprentissage des parents d'enfants sourds à une formation des techniques de communication.
Remboursement de tous les appareils de surdité.
Obligation du sous-titrage pour les journaux télévisés.
L'éradication de l'illettrisme et l'augmentation du niveau de formation générale des personnes sourdes doivent être considérés comme des priorités nationales>.

5/ MDPH
La loi du 11 février 2005 a crée les Maisons Départementales des personnes handicapées. Une étude globale annuelle sur l'harmonisation des différentes MDPH est nécessaire avec évaluation des équipes pluridisciplinaires et Commission d'Autonomie, tant dans les demandes, de compensation, de AAH, leur attribution.

6/ LA CONSULTATION ET LA REPRESENTATIVITE DES PERSONNES HANDICAPEES :
Fruit de notre Histoire et de notre héritage Culturel, produit de résistances très puissantes, liées en partie aux représentations négatives du handicap et des personnes handicapées, on constate pour le déplorer, une très grande carence de représentation et donc de représentativité des personnes handicapées dans toutes les instances consultatives et décisionnelles de notre pays. la citoyenneté des personnes handicapées est encore, au plan des Droits Civiques, à ses balbutiements.
*L'histoire des personnes handicapées, les carences de l'Etat, ont contribué à générer de nombreuses associations. Ces associations ont eu à gérer l'absence de prise en charge des personnes handicapées. Ce sont des associations gestionnaires. Mais cette situation a changé et les personnes handicapées prennent leur destin en mains, sans avoir à créer des institutions médico-sociales ou de travail protégé.
}C'est pourquoi il faut séparer les associations gestionnaires (elles dépendent de la seule économie sociale) des associations non gestionnaires.
}Seules les associations non gestionnaires doivent être représentatives des personnes handicapées.
}Cette séparation doit s'exercer dans le cadre des avis à donner à la commission d'autonomie.

Le CNCPH doit être reformé et être composé, majoritairement, d'associations non gestionnaires et de personnes handicapées.

-La participation politique des personnes handicapées :
*Prendre en charge son destin, c'est aussi permettre aux personnes handicapées d'être des acteurs politiques et d'être élus.
*C'est pourquoi, il y a lieu de promouvoir les personnes handicapées dans les scrutins de liste, si possible en position éligible ou, en tout état de cause bien placées, régionales, européennes, municipales, sénatoriales, et dans la part de réprésentation pour le scrutin législatif en cas de réforme dans ce domaine.
*Cette résolution du Congrès du Mans, ne doit pas rester lettre morte et doit être validée dans la réflexion du Parti, au même titre que la demande des jeunes issus de l'immigration, ou des femmes.

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04 mai 2007

débat entre S.Royal et N.Sarkozy

Pour visionner le débat en LSF, cliquez sur le lien :

http://www.publicsenat.fr/accueil/open_debat.asp

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03 mai 2007

Le programme de Ségolène Royal pour les handicapés

"Mon état premier n'est pas d'être handicapée mais d'être citoyenne." Une mère de famille, privée d'un de ses avant-bras, apporte son témoignage. Samedi 24 mars dernier, le Parti socialiste des Yvelines a organisé à Vernouillet un débat participatif sur la place du handicap dans le pacte présidentiel. Elisabeth Auerbacher, déléguée nationale du PS au handicap, est présente pour développer les propositions socialistes.

De l'école à l'entreprise

Selon Elisabeth Auerbacher, Ségolène Royal a des idées nouvelles en matière de handicap :

Education : Volontéde scolarisation des enfants handicapés. Actuellement 12000 ne sont pas scolarisés. Il faut accentuer la formation des maîtres et professeurs.

Allocation handicap : Elle sera augmentée de 5% puis indexée sur la hausse du SMIC.

Régionalisation : Actuellement ce sont les départements qui sont compétents en la matière. Les régions s'occuperont de la répartitions des aides.

Transversalité de la loi : Dorénavant une loi devra prendre en compte les handicapés dans son texte. Si ce n'est pas le cas, possibilité de saisir le Conseil constitutionnel.

Entreprises : Instauration d'un système de bonus-malus. Plutôt de contraindre les entreprises à employer des handicapés, Ségolène Royal propose des aides à celles qui en embaucheront.
Discriminations : En cas de discrimination (à l'embauche, dans une école), le recours à la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations) sera facilité.

La France très en retard en la matière

Martine Brochen, dans un fauteuil depuis cinquante ans après avoir souffert de la polio, constate que la France est très en retard : "Nous sommes une population invisible, moins considirée qu'en Europe du Nord. Le mot handicap a une connotation péjorative. Je préfère dire que nous sommes capable autrement.C'est une expression tahitienne."

Il ressort de ce débat que plutôt que de développer l'assistanat pour la population handicapée, il faut faire progresser leur intégration. De nombreux parents présents dans la salle demandent à la dirigeante socialiste de permettre à leurs enfants handicapés physiques ou psychiques d'aller à l'école "normale" le plus longtemps possible.

Elisabeth Auerbacher, qui ne peut se mouvoir sans ses béquilles, conclut que le but n'est pas d'avoir une société d'épanouissement pour les handicapés mais bien une intégration totale.

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02 mai 2007

Royal à Sarkozy: "on atteint le summum de l'immoralité politique"

Ségolène Royal, qui s'est mise "en colère" et a accusé Nicolas Sarkozy de "jouer avec le handicap" au cours d'un échange violent lors du débat télévisé de l'entre-deux tours.

"Jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux", a jugé la candidate socialiste, alors que son rival de l'UMP venait de promettre de trouver une place à l'école à chaque enfant handicapé.

"On atteint le summum de l'immoralité politique", a rugi Ségolène Royal. "C'est moi qui aie créé le plan Handiscol" demandant à "toutes les écoles d'accueillir tous les enfants handicapés", a-t-elle poursuivi. "C'est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan Handiscol, qui a supprimé les aide-éducateurs et qui fait qu'aujourd'hui moins d'un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l'école de la République ne le sont plus aujourd'hui", a-t-elle accusé, stigmatisant "la larme à l'oeil" de son interlocuteur et "l'immoralité politique par rapport à une politique qui a été détruire".

"Il y a trois fois plus d'enfants handicapés scolarisés aujourd'hui qu'à votre époque, madame", a contesté Nicolas Sarkozy. "Ce n'est pas vrai!", a tranché Mme Royal, "je suis très en colère".

"Ne me montrez pas du doigt avec votre index pointé", lui a demandé Nicolas Sarkozy, "pour être président de la République, il faut être calme". "Je ne sais pas pourquoi Madame Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs?", s'est-il interrogé.

"Non, je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère", a-t-elle répliqué, "j'ai beaucoup de sang-froid". "Ecoutez, vous venez de le perdre alors, c'est pas de chance", a rétorqué Nicolas Sarkozy, "vous sortez de vos gonds avec beaucoup de facilité, madame".

"Quand il y a des injustices, il y a des colères saines", "il y a des colères que j'aurai même quand je serai présidente de la République", a prévenu la socialiste.

"Traiter votre interlocuteur d'immoral et de menteur, je ne vois pas ce que ça a de sain et d'utile", a demandé le candidat de l'UMP. "Je ne vois pas pourquoi Mme Royal ose employer le mot immoral, c'est un mot fort", s'est-il défendu. "Ce n'est pas une façon de respecter son concurrent (...) Je ne me serais pas permis Madame de parler de vous comme cela."

"J'ai le droit de parler du handicap, ça n'est pas le monopole qui est le vôtre", lui a-t-il dit, "j'ai le droit d'être sincère (...) et d'être bouleversé par la situation d'enfants qui aimeraient être scolarisés." "Je ne mets pas en cause votre sincérité madame, ne mettez pas en cause ma moralité", a-t-il demandé, très calme.

"Il faut savoir garder son calme et ses nerfs et utiliser ses mots qui ne sont pas des mots qui blessent", a-t-il conseillé, "quand on emploie des mots qui blessent, on divise son peuple alors qu'il faut le rassembler".

Pour Ségolène Royal, "ce débat est très important" et oppose "une conception de la vie politique et de la responsabilité politique". "Si on est responsable de rien, (...) mais comment voulez vous que les citoyens croient encore à l'efficacité de l'action politique?"

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27 avril 2007

Quelle abjection dans cette propagande de la peur !

Je ne sais rien de plus ignominieux que l'exploitation journalistique et politique qui a été faite des crimes des bandits et de la tragique « chasse à l'homme » qui a été menée contre eux. Un immense effort a été conduit pour semer la panique et pour la faire tourner au profit de la réaction. (...)
(...)
Quelle abjection dans cette propagande de la peur ! On lit sur les murs de Paris d'ignobles affiches qui apprennent au monde que toutes les boutiques sont forcées, que toutes les existences sont menacées, qu'au coin de toutes les rues le passant est guetté par le couteau d'un apache. « Défendons-nous », hallucinons les cerveaux, affolons les coeurs ; demandons à la société française de répudier toutes les lois humaines sur le sursis, sur la libération conditionnelle, que ce fut son honneur de promulguer ; dénonçons comme des lâches, comme des traîtres, les jurés qui ont cru équitable, après examen des circonstances, un verdict de pitié. Faisons que la loi pénale fonctionne toujours automatiquement avec le maximum de rigueur. Appliquons, s'il le faut, la torture aux condamnés ; arrachons les ongles aux transportés par le rétablissement des poucettes ; et frappons, flétrissons comme des complices des assassins, tous les hommes qui demanderont à la nation de ne pas s'affoler, de ne pas se dégrader. « Défendons-nous, défendons-nous. »

Toute la presse a donné dans cette campagne de délire et de bassesse. Elle a donné aux bandits, dans des millions de cerveaux, des proportions formidables. La France a vécu durant des semaines dans l'ombre d'un crime colossal. Si le pays avait été envahi, si son destin avait été tenu en suspens, à quelques lieues de la frontière, par la lutte prolongée de deux armées colossales, les journaux n'auraient pas donné plus de détails sensationnels, plus de commentaires passionnés. Instinct du mélodrame ? Furie de la réclame et de l'information ? Exploitation mercantile des intelligences débilitées par un vaste scepticisme politique et social et que ranime un peu je ne sais quel ragoût de police et de sang ? Sans doute, mais aussi calcul de réaction ! Manoeuvre savante pour exciter et multiplier la peur, cette complice de tous les coups de force, de tous les gouvernements d'autorité et de privilège. À un peuple ainsi affolé, ainsi abêti par la peur, toute foi en la race humaine et en l'avenir n'apparaît que comme une dangereuse chimère, comme une meurtrière illusion. Il ne comprend même plus que le progrès est la condition de l'ordre. Il se méfie de la justice et de la liberté comme d'un piège, de l'idéal comme d'une duperie. Et si vous lui demandez de travailler à la transformation nécessaire du monde au progrès de la science et de la démocratie, à l'avènement d'un ordre social plus juste, d'un régime international moins barbare, il vous soupçonne de préparer la revanche de Bonnot et de protéger Garnier.

Partout, dans la France abaissée, dans la République désemparée, c'est une marée lourde et visqueuse de réaction qui monte dans les coeurs et dans les cerveaux.

C'est un édito publié dans l'Humanité le 10 Mai 1912.

Et c'est écrit par Jean Jaurès.

Posté par socialistesourds à 18:19 - Projet socialiste et débats - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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