27 février 2009
Handicap : Brice Hortefeux est loin du compte
Le 25 février 2009
Les
annonces du gouvernement et du ministre du Travail concernant les
personnes handicapées ne peuvent faire illusion. Ainsi, l’augmentation
de l’AAH de l’ordre d’un peu plus de 4 % au cours de l’année 2009
laissera 800 000 personnes handicapées sous le seuil de pauvreté.
Le Parti socialiste rappelle qu’un objectif décent devrait permettre
d’atteindre progressivement et d’ici à la fin de la législature la
parité entre l’AAH et le Smic. C’est une nécessité à la fois sociale et
éthique. C’est un préalable incontournable pour un accès à une
citoyenneté pleine et entière des personnes en situation de handicap.
La question de l’accessibilité ne saurait faire l’objet de seuls effets d’annonce. Rien de concret n’est prévu pour accompagner les collectivités territoriales dans leur volonté de respecter à 5 ans, des normes pourtant indispensables à la libre circulation des personnes handicapées.
Cette préoccupation aurait dû faire l’objet d’un investissement programmé dans le cadre d’un plan de relance face à la crise. Encore une occasion manquée.
Enfin la question de l’égalité devant l’emploi mériterait une démarche plus volontariste. Il est temps de faire respecter la loi aux donneurs d’ordre économiques frileux qu’ils soient publics ou privés. Il ne suffit pas de proclamer que l’accès des personnes handicapées à l’école et à l’emploi est une priorité : il faut s’en donner les moyens ! Que le gouvernement commence par donner l’exemple dans la fonction publique et surtout l’éducation nationale. Qu’il revienne donc sur la décision d’exonérer l’éducation nationale de l’obligation des 6 % d’embauche de personnes handicapées. Au lieu de cela, le gouvernement préfère ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux et supprimer massivement des emplois publics : 30 000 en 2009.
Le Parti socialiste rappelle que la question du handicap nécessite bien plus que des effets d’annonce ou un traitement marginal. Elle doit être au coeur d’une politique sociale ambitieuse, ce que refuse l’UMP aujourd’hui
Communiqué de Charlotte BRUN
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendances
17 février 2009
Dix partis de gauche veulent une mobilisation réussie le 19 mars
Reuters 17.02.09 | 15h54
PARIS (Reuters) - Dix partis de gauche, dont le Parti socialiste et le PCF, appellent à développer l'action et au plein succès de la journée syndicale du 19 mars pour exiger des réponses sociales à la crise.
Sans attendre le sommet social de mercredi à l'Elysée, les organisations estiment que le gouvernement a d'ores et déjà opposé un refus aux revendications des huit syndicats français, en particulier sur l'augmentation des salaires.
Les organisations syndicales doivent se retrouver le 23 février pour examiner les réponses apportées mercredi par le chef de l'Etat et confirmer ou non leur appel à la grève et à manifester le 19 mars.
Pour les partis de gauche "aucune réponse concrète n'est apportée par le gouvernement" à la mobilisation sociale qui se poursuit dans les Antilles, dans les universités et au sein des hôpitaux.
En conséquence, l'action doit se poursuivre pour exiger "d'autres choix s'opposant aux licenciements et aux suppressions d'emplois dans la fonction publique, développant une autre politique des salaires et du pouvoir d'achat, assurant la promotion des services publics, écrivent-ils.
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
Soutien des Sourds Socialistes à l'association LES IRIS
La date prévue pour la manifestation est le
mercredi 25 février 2009 à Toulouse. Le rassemblement est prévu à
14h00 sur la place Arnaud Bernard.
Le cortège prendra la
direction de la place St Etienne et suivra le parcours suivant : boulevard
d'Arcole, boulevard de Strasbourg, boulevard Lazare-Carnot, Rue de Metz. Le
parcours s'achèvera devant la Préfecture, Place St
Etienne.
Les motifs de cette manifestation publique sont :
-
la menace de fermeture de l'association LES IRIS,
- les graves
dysfonctionnements subis au sein du dispositif d'éducation bilingue langue
française/langue des signes.
Merci de répondre massivement à cet
appel.
Voir le site d’IRIS : http://www.iris-lsf.fr/
15 février 2009
MENACE DE FERMETURE d'IRIS
MENACE DE FERMETURE d'IRIS
=
ÉDUCATION DES ENFANTS SOURDS EN DANGER
Solidaire avec Les Iris
envoyé par sourds_socialistes
IRIS c’est quoi ? C’est une association qui a créé un dispositif d’éducation en langue des signes (langue naturelle et première des sourds) pour les enfants sourds unique en France.
Les enfants sourds ont accès à un enseignement bilingue langue Française / Langue des signes grâce à l’association IRIS.
IRIS a dû assumer pendant 3 ans la majorité des frais de fonctionnement pour l’éducation des enfants sourds, alors que c’est à l’Education Nationale que revient cette responsabilité – IRIS a investi 300.000€ sans aucune contrepartie du Ministère de l’Education Nationale.
Devant l’inaction du Ministère, IRIS est menacée de fermeture fin février et les écoles sont privées d’interprètes depuis 6 mois
Il est temps de réagir !
SI IRIS FERME, CE SONT NOS ENFANTS SOURDS QUI PAIERONT
LE PRIX DU SILENCE DU GOUVERNEMENT.
14 février 2009
4 ans de la loi : autosatisfaction déplacée du ministre de l'Éducation nationale
Retrouvez ce communiqué sur :
http://www.unisda.org/spip.
À
l'occasion du 4ème anniversaire de la loi du 11 février 2005, le
ministre de l'Éducation nationale se félicite dans un communiqué des
succès de son ministère en matière d'accueil des enfants handicapés à
l'école :
http://www.education.gouv.fr/
Un paragraphe concerne les enfants sourds : "Une attention
particulière est portée à la scolarisation des enfants sourds et
malentendants :
- épreuve facultative de LSF au bac général et
technologique 2008 (200 candidats en 2008, 500 en 2009) ; extension de
cette option aux baccalauréats professionnels puis aux autres examens.
- programme d'enseignement de la Langue des Signes Française (LSF) au primaire et au collège (rentrée 2009).
- création d'un CAPES LSF en 2010 dans le cadre des nouveaux concours de recrutement."
Si
l'épreuve facultative de LSF, ses programmes d'enseignement et son
futur CAPES sont effectivement engagés (du fait de l'article 75 de la
loi qui reconnaît la LSF comme une langue à part entière et donc
entraîne son enseignement en tant que langue), le ministère continue
d'entretenir dans ses communications l'amalgame entre cet enseignement
et la scolarisation des jeunes sourds qui doit tenir compte du projet linguistique choisi (article 19 de la loi) :
- en langue française, avec ou sans LPC,
- en mode bilingue (LSF et langue française).
Or, 4 ans après sa promulgation, la loi du 11 février 2005 n'a pas encore tenu ses promesses sur cette priorité :
- le ministère de l'Éducation nationale renvoie à dans plusieurs années
l'ouverture de classes bilingues, et occulte totalement la possibilité
du choix langue française, avec LPC notamment, en considérant qu'il
relèverait de la compensation individuelle et non de l'accessibilité,
- des initiatives locales, s'appuyant sur de maigres ressources
associatives et faisant leurs preuves, sont menacées de fermeture,
comme à Toulouse : http://www.iris-lsf.fr
-
le recours de plus en plus systématique aux AVS - dont les missions
sont utiles et généralistes mais non suffisamment spécialisées - se
fait au détriment de l'intervention de véritables professionnels de la
langue (interprètes scolaires, enseignants bilingues, codeurs LPC).
À plusieurs reprises (conférence nationale du handicap du 10 juin
2008, conférence de presse du 3 juillet 2008, message au congrès de
l'Unisda du 23 janvier 2009, et dans le rapport du gouvernement au
Parlement sur la mise en oeuvre de la politique du handicap), et suite
aux propositions formulées par l'Unisda, la secrétaire d'État à la
Solidarité a régulièrement annoncé :
- l'organisation d'une conférence de consensus sur l'éducation et la scolarisation des jeunes sourds (d'abord "dès le début de l'année 2009" puis "avant la fin du premier semestre 2009")
- la mise en place, selon un calendrier un déterminer, des parcours scolaires en milieu ordinaire avec codeurs en LPC ou en classe bilingue LSF - français écrit.
Mais,
même si nous considérons que ces annonces engagent le gouvernement,
elles ne sont jamais reprises dans les communications du ministre de
l'Éducation nationale, alors qu'elles auraient pu être citées dans ce
communiqué anniversaire...
Cette conférence de consensus et cette programmation s'imposent. Nous demandons que la date de cette conférence soit fixée dès à présent et qu'elle se tienne le plus rapidement possible
pour que la prochaine rentrée scolaire, la cinquième depuis l'adoption
de la loi, soit concernée par la programmation. Autour de la question
de la scolarisation et avec l'ensemble des acteurs concernés, la
réflexion sur l'éducation des jeunes sourds doit faire le lien avec
d'autres chantiers pour rendre cohérent l'ensemble du parcours du jeune
sourd et de sa famille, avec notamment :
- l'information et l'accompagnement des parents dès
la découverte de la surdité de leur enfant (la réforme annoncée des
centres d'information sur la surdité a fait l'objet d'une réunion de
travail au cabinet de la secrétaire d'État à la Solidarité le 9 février
2009, et par ailleurs, le nouveau formulaire national qui entre en
vigueur dans toutes les MDPH intègre la question du projet linguistique
des enfants sourds),
- l'accès à l'enseignement supérieur
(en passant de la logique actuelle de compensation individuelle à celle
de l'accessibilité : des expérimentations ont également été annoncées,
le comité de pilotage du dispositif d'aide aux étudiants handicapés -
placé sous la responsabilité du délégué interministériel aux Personnes
handicapées et auquel participe l'Unisda - y a consacré une partie de
sa réunion du 10 février 2009).
En l'absence d'une véritable politique permettant la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005, le ministère de l'Éducation nationale continue d'exposer les jeunes sourds à l'échec scolaire et à l'illétrisme, compromettant ainsi leur vie sociale et leurs projets professionnels. Le ministre n'hésite pourtant pas à conclure son communiqué en affirmant que "les discriminations reculent à l'école". Ce n'est pas le sentiment des jeunes sourds et de leurs parents.
Source : UNISDA
13 février 2009
Politique du handicap : un bilan très décevant et un manque d’ambition
Le 13 février 2009
Quatre ans après la publication de la loi de février 2005 sur le handicap, le bilan de son application reste extrêmement mince. La trop grande satisfaction qui se dégage du récent rapport du gouvernement sur le bilan et les orientations de la politique du handicap, ne correspond pas à la situation vécue quotidiennement par les personnes handicapées. Elle n’a d’égal que la déception exprimée par le Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées vis-à-vis du résultat de la politique conduite.
Plus grave, aucune avancée sérieuse n’est intervenue dans des domaines essentiels, comme la scolarisation des enfants handicapés, l’emploi en entreprises, dans la fonction publique ou en établissements, la formation professionnelle, l’accessibilité. Le non-respect de l’obligation d’embauche de 6 % par l’éducation nationale résume les contradictions d’un gouvernement qui n’est en rien exemplaire en matière de lutte contre les discriminations.
Pour les socialistes, il faut que la dimension transversale d’une politique en faveur du handicap soit enfin prise en compte. Il convient aussi de revaloriser substantiellement le niveau de vie des personnes en situation de handicap. Trop de personnes handicapées connaissent aujourd’hui de très mauvaises conditions matérielles. De ce point de vue, les engagements électoraux présidentiels ne sont pas au rendez-vous.
Alors que l’effort en matière de handicap fourni par les Conseils généraux a progressé de 10 % depuis le vote de la loi, les socialistes rappellent au gouvernement que le handicap nécessite, au-delà des effets d’annonce, des réponses concrètes, des investissements qui auraient eu toute leur place dans un vrai plan de relance.
La reconnaissance des personnes souffrant de handicap à travers un projet de vie n’existe pas. La diversité des formes de handicap reste négligée. Surtout les moyens mis en œuvre ne progressent pas. A noter que les annonces récentes du Chef de l’Etat sur la fiscalité locale risquent de rebuter nombre de collectivités territoriales, pourtant disposées à agir et à investir, notamment sur le terrain de l’accessibilité.
La politique du handicap relève toujours du compassionnel. Les perspectives envisagées par le pouvoir témoignent d’un manque d’ambition, tant qualitatif que quantitatif.
Il s’agit pourtant d’une question révélatrice d’un projet de société. Une vraie politique, en direction du handicap doit savoir conjuguer lutte contre les discriminations et solidarité, volonté de reconnaissance et moyens financiers.
Communiqué de Charlotte BRUN
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendances
12 février 2009
Sourds et Malentendants Socialistes Belges
Sourds et Malentendus
Comment permettre aux sourds de ne plus être considérés comme des
handicapés ? Pour en débattre, France 5 propose une soirée spéciale
avec Carole Gaessler, qui donnera la parole à ses invités autour de la
diffusion de Sourds et malentendus. A travers le récit de Sandrine,
sourde de naissance, ce film propose une rencontre avec un monde où la
langue des signes est porteuse d’une identité et d’une culture, où sourds
et entendants peuvent vivre ensemble en acceptant leurs différences.
suite sur : http://www.france5.fr/et-vous/upload/mag_fiche/121_pdf_Le_Mag_10_09.pdf
Ne pas manquer l'émission sur France 5 qui sera diffusée le MARDI 3 MARS 2009 à 20.35
Le film d'une durée de 70' est entièrement sous-titré. Le film sera suivi d'un débat de 30' animé par Carole Gessler, avec comme invités Sandrine Herman, Jérémie Boroy et Jean Dagron, et sera intégralement traduit en LSF.


